L'horloge

Rêver sans fin au lendemain
Se le rappeler chaque matin
Survivre au temps qui passe
Souffrir en vain quoiqu'on fasse.

L'horloge avance à tout petits pas
Insouciante de l'heure du trépas
Endurer une pauvre vie monotone
Ou bien expirer c'est tout comme.

Imaginez ne plus jamais se réveiller
Oublier son moi. Quelle absurdité !
L'enfer s'ouvre… C'est l'expiation
Sur terre pourtant nous la subissons.

Si jour le bonheur frappe à votre porte
Un courant d'air rapidement l'emporte
Allongez vos foulées aiguilles damnées
Seule et unique faveur avant l'enjambée.

Secondes, minutes et heures s'écoulent
Mes dernières forces hélas s'écroulent
Dois-je subir pour te haïr… J'existe
Rien qu'un souffle de vie en moi subsiste…

02/08/2000

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