La grande faucheuse

Sous ta grande et morne cape noire
Tu ricanes de mon triste désespoir
Toi, l'abominable grande faucheuse,
Qui enlèves tout espoir de vie heureuse

Toi qui ôtes la vie sans sourciller
Viens ! Mais viens donc me chercher
Ampute moi mes profondes racines
Ne crains pas que cela me chagrine

Que puis-je donc faire désormais ici-bas
Alors que tu m'as repris une partie de moi
Tu me tourmentes sans arrêt et sans pitié,
Me laissant vivre sans vie dans cette société

Parfois, je pense encore au bonheur
Tu es là pour me rappeler mes malheurs
Tu guettes chacun de mes doux moments
Pour en faire vils, d'incontournables instants

Fauche-moi de cette existence à jamais
Je t'en prie donne-moi enfin la sérénité
Désormais je serai un heureux miraculé
A ne plus souffrir dans l'horrible anxiété.

28/06/2000

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