L'oublié
Déambulant
dans la nuit,
Cherchant à tromper l'ennui
Le coeur brisé par tant de haine
Me donne à présent cette
dégaine.
Doutant
du bonheur de la vie,
J'ai abandonné toutes envies
Oui, je suis roi de la cloche.
Ne me dites pas que c'est moche...
Dites-moi
pour qui, pourquoi
Je suis devenu comme cela ?
J'aurais voulu la fortune
J'aurais décroché la lune.
De
mes rêves insensés
Il ne me reste que la réalité
Le doute est maintenant en moi
Et guide chacun de mes pas.
J'ai
connu la grandeur
Maintenant le déshonneur
De mes rêves démesurés
Il me reste l'envie de pleurer.
De
la vie grandiose de palace,
Il ne me reste qu'une petite place.
Mes magnifiques draps de satin,
Sont journaux, cartons... Enfin rien.
Où
sont mes chers amis d'antan ?
Alors que suis angoissé maintenant
Car tombé au fond de mon précipice
Vous m'avez condamné sans justice.
En
somme si vous ne doutez de rien
Attention au réveil des lendemains.
L'angoisse à son tour vous touchera
Unique maîtresse de votre vie ici-bas
28/01/2000