Suite à un à la vision d'un reportage à la télévision sur le Kosovo,
je dédie ce texte aux petites victimes de la folie des hommes.

La Petite Marie,

Me promenant dans la campagne,
Admirant dame nature et tous ses charmes,
Ecoutant les oiseaux chanter de mille voix,
Un magnifique concerto me mit en émoi.

Du ciel bleu imprégné de nuages blancs
Émergeaient des formes se régénérant…
Les fleurs sauvages dégageaient leur douce odeur
Embaumant la nature d'innombrables senteurs.

Un léger vent faisait trembler les feuilles doucement
Que le soleil illuminait de rayons pénétrants.
Une petite rivière sinueuse aux reflets d'argent
Donnait à cet endroit une allure de fresque d'antan.

Tout en cheminant à travers ce magnifique paysage
Je fus attiré par des pleurs d'enfant en bas âge.
Au pied d'une petite chapelle entourée de taillis
Une fillette au visage d'ange avait le cœur meurtri.

Dans sa robe blanche ravissante à souhait,
La petite aux longs cheveux d'or pleurait
Ses yeux rougis étaient baignés de larmes
Qui glissaient sur sa frimousse pleine de charme

Je ne voulus pas la perturber
Mais peut-on laisser un enfant si attristé ?
Je m'assis à ses côtés la saluant avec compassion
Elle répondit gentiment à mon salut avec discrétion

Je ne pus m'empêcher doucement de la questionner
Sur son nom, sa tristesse, pour la réconforter
Elle releva la tête toute étonnée de mes questions
Retenant ses sanglots, surprise de mon indiscrétion.

Elle se mit à parler et à raconter son jeune passé
Me dit s'appeler Marie et demeurait au village d’à côté
J'osais lui demander ‘’pourquoi tant de tristesse Marie’’ ?
’’Mes parents sont morts, c’est pour eux que je prie’’.

Un long silence pesant suivit, ne sachant quoi répondre
Je comprenais sa douleur, l'émotion d’un cœur sombre
Je lui dis ‘’tes parents ne reviendront jamais’’.
Plus tard tu pourras les rejoindre et être à leurs côtés.

Du haut du ciel ils veillent sur toi mon enfant
Ils seront toujours auprès de toi lui dis-je calmement
Tu dois tout faire pour te montrer digne d'eux
Crois-moi cela les rendrait si heureux.

Marie me regarda et m'embrassa sur la joue tendrement
Comme si tout d'un coup une lumière était apparue inopinément
De son visage désolé le chagrin disparu soudainement
L'espoir renaissant de les revoir plus tard dans le temps

Heureux de ce dénouement et d'avoir calmé cette enfant
Je l’avoue j’étais fier. Je l’ai quittée la saluant gentiment.
Ne laissons jamais un enfant dans la peine et le malheur
Essayons de les aimer et de leur donner du bonheur.

05/12/1999

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